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Y-a-t-il une ou plusieurs sophrologie ?

 
 
 
 
 

Que dire des oppositions constatées aujourd’hui entre les différents courants de la sophrologie ?

Car non, la sophrologie n’échappe pas à ce qui semble être devenu la règle en matière de méthode de croissance personnelle de la « guerre des chapelles ».

Si vous commencez à vous intéresser un peu à la sophrologie, vous constaterez qu’il existe non seulement plusieurs écoles de pensée mais également, au sein d’un même courant, plusieurs approches plus ou moins ouvertes. Il n’est donc pas si simple de s’y retrouver.

Le but de cet article n’est pas de dresser l’inventaire exhaustif des courants de sophrologie : la tâche serait trop vaste et finalement peu pertinente. Simplement me semble-t-il important de rappeler quelques éléments objectifs afin de vous permettre, peut-être, d’y voir un peu plus clair.

Des origines qui remontent à la Grèce Antique

La première chose à rappeler est que l’ensemble des théoriciens de la sophrologie s’accorde à considérer que les vraies origines de la sophrologie datent de la Grèce Antique, période pendant laquelle il était habituel de soigner en pansant les blessures tout en prononçant un discours jouant un rôle de consolation et d’exhortation.

Un exemple de ces pratiques figure dans l’Odyssée d’Homère : alors qu’il chasse le sanglier, Ulysse est blessé à la jambe. Ses compagnons bandent la blessure et arrêtent l’hémorragie grâce à une épode c’est-à-dire une incantation. Le traitement se compose donc de deux éléments : un élément médical, le bandage de la jambe ; un autre « magique », l’arrêt de l’hémorragie par incantation.

Certains philosophes, comme Antiphon, un sophiste, ouvrirent des consultations que l’on pourrait appeler aujourd’hui « logothérapeutique », c’est-à-dire utilisant le verbe, le discours pour soulager les maux du corps et de l’âme. Or, on connaît l’importance du verbe ainsi que de la voix dans la pratique de la sophrologie. C’est ensuite Platon qui codifiera réellement cette approche. Caycédo s’inspirera d’ailleurs beaucoup des travaux de ce philosophe, à commencer par l’allégorie de la caverne, pour élaborer sa méthode, qui deviendra ensuite la sophrologie.

 

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La Sophrologie, une discipline riche et vivante

Le second élément important est que, de fait, le terme de « sophrologie » n’a jamais fait l’objet d’un dépôt de propriété intellectuelle. Aucune école de pensée n’est donc aujourd’hui légitime à affirmer qu’elle est la seule à enseigner LA sophrologie.

S’il ne fait aucun doute qu’Alphonso Caycédo a élaboré, puis développé et affiné, la relaxation dynamique, devenue depuis sophrologie caycédienne® (marque déposée quant à elle), c’est assurément aussi l’apport de nombreux autres thérapeutes, dont beaucoup formés par Caycédo d’ailleurs, qui ont fait de la sophrologie ce qu’elle est aujourd’hui : une discipline riche, vivante et respectueuse de l’individu dans sa complexité.

Privilégier la complémentarité

Ma philosophie a toujours été d’appréhender la vie avec ouverture et rigueur. Mon approche de la sophrologie n’a pas échappé à cette règle personnelle. M’étant formée à la relaxation dynamique et à la Sophrologie évolutive – courant non caycédien – j’ai toujours privilégié la complémentarité plutôt que l’opposition.

Ainsi, ma rigueur me permet de savoir exactement ce qu’est la sophrologie et donc ce qu’elle n’est pas : la sophrologie n’est pas de l’hypnose, ni du yoga, ni de la méditation même si elle peut-être tout ça à la fois et bien plus de cela. Et mon ouverture me permet d’accompagner en m’adaptant à mes clients grâce à la formidable richesse que permettent les différentes approches de la sophrologie : en mouvements dynamiques pour certains, en position allongée pour d’autres, en fonction de leurs problématiques et de ce que je ressens de leurs besoins.

Je considère donc que la sophrologie, tout en étant précise, est plurielle et que cette pluralité lui est d’ailleurs intrinsèque, répondant ainsi à l’un de ses principes fondateurs, la réalité objective qui invite le sophrologue à adapter sa pratique et sa posture à la réalité de son client et de sa problématique. Si vous envisagez de vous former à cette belle méthode, n’hésitez pas à télécharger mon e-book gratuit qui dresse les critères importants à prendre en considération dans le choix de sa formation.

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