Vous souhaitez vous lancer seul mais vous hésitez quant au statut juridique à choisir ? Découvrez le statut d'auto-entrepreneur

Le statut juridique auto-entrepreneur

 
 
 
 
 
 

Devenir son propre patron est évidemment le rêve de tout le monde. C’est ne plus avoir à se soucier de son salaire ou de la pression d’être tout le temps sous les ordres de son employeur. Être auto-entrepreneur signifie prendre les choses en main, gérer son propre business. Le boss c’est vous ! Cependant, être auto-entrepreneur n’est pas de tout repos. Découvrez ci-dessous les différents aspects de ce statut juridique particulier.

 

Un statut juridique à part


L’activité d’auto-entrepreneur a été créée à la base pour faciliter la création d’entreprises individuelles. L’auto-entrepreneur bénéficie ainsi d’un statut spécial, car il est considéré comme un travailleur non salarié. Sous l’appellation de régime, le statut de l’entrepreneur individuel fait que celui-ci est placé sous un régime social particulier appelé régime micro-social. Aussi, l’auto-entrepreneur bénéficie d’une responsabilité illimitée lui permettant ainsi d’élargir son champ de travail.
De plus, l’auto-entrepreneur n’est pas immatriculé au registre au commerce comme le sont les entreprises, mais simplement enregistré. En cas de litige, l’auto-entrepreneur est placé sous le régime classique de droit commun comme n’importe quel autre citoyen. Par rapport à la fiscalité, c’est le régime de l’impôt sur le revenu qui lui est appliqué avec deux systèmes possibles ( micro fiscal simplifié, micro fiscal). Par ailleurs, le chiffre d’affaires annuel maximum de l’auto-entrepreneur est de 81.500 euros pour les ventes de marchandises. Il est de 32.600 euros pour les activités dans le domaine des services.
Ainsi, le régime de l’auto-entrepreneur n’est considéré, ni comme une forme juridique d’entreprise, ni comme un statut juridique, mais plutôt comme un régime à part d’entreprise individuelle.

Un statut avantageux


Le principal avantage du statut d’auto-entrepreneur est qu’il est accessible à tous. On peut facilement l’allier à une autre activité (salarié, étudiant, chômeur, retraité ou fonctionnaire). L’auto-entrepreneur peut aussi évoluer dans des activités commerciales, libérales ou artisanales ainsi que démarrer son activité avec peu de ressources. De plus, l’auto-entrepreneur peut s’enregistrer rapidement en quelques clics et déclarer son activité.

 

Par ailleurs, il n’est pas tenu de verser la cotisation fiscale, notamment le CFE (cotisation foncière des entreprises). Enfin, sa charge administrative et ses contraintes sont nettement allégées en plus de sa capacité à faire cessation d’activité en quelques clics.

 

Les inconvénients de l’auto-entreprise

 

Le statut juridique d’auto-entrepreneur présente quelques inconvénients qu’il faudrait mettre en relief. D’abord, l’auto-entrepreneur devra payer sa cotisation non pas en fonction de ses bénéfices, mais en fonction de ses chiffres d’affaires. Ainsi, il devient obligatoire de déclarer chaque mois ou chaque trimestre sous peine de pénalité à la charge de l’auto-entrepreneur.

Aussi, l’entrepreneur individuel a des charges administratives et certaines règles à respecter dans sa gestion. De plus, les auto-entrepreneurs ont plus de difficultés à obtenir un prêt de la part des banques qui sont parfois réticentes à leur octroyer un crédit. L’auto-entreprise peut s’avérer parfois une activité éprouvante parce qu’il doit tout gérer (le technique, l’administratif et le commercial).

 

 

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