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Capter l’attention et susciter l’intérêt de son auditoire en 4 étapes

 
 
 
 
 

Que vous soyez un freelance, un professionnel ou un consultant, pour que votre discours soit une réussite, il faut d’abord que vous puissiez capter l’ attention de votre auditoire et surtout, que vous la reteniez ! Déjà, il est bon que vous sachiez que tout le monde, même les plus grands, souffre d’anxiété quand ils doivent faire leur « grande entrée ». On le sait tous, si celle-ci est ratée, il en est de même pour le reste de la prestation. Aussi, lorsqu’on doit discourir, l’entrée en matière est cruciale. Si elle est réussie, on est sûr de retenir l’ attention de son auditoire jusqu’au bout ; le cas échéant, on devient peu convaincant et les choses tendent généralement à se dégrader.

Quelle est votre position pour capter l’attention ?

 

Si vous êtes en train de lire cet article, c’est que vous avez un message important à véhiculer à un public. Aussi, celui-ci doit absolument passer. Cependant, vous ne savez pas forcément comment vous y prendre… Apprenez à scotcher votre auditoire en 4 étapes seulement !

1re phase : Définir le contexte

 

En fonction du sujet abordé, celui-ci peut être négatif ou positif. Vous devez ensuite parler de votre domaine d’activité et expliquer à votre auditoire, pourquoi il est là et qu’est-ce qu’il peut gagner à vous écouter. Si vous êtes formateurs, par exemple, vous devez faire en sorte que vos stagiaires aient envie d’apprendre, encore une fois.

Vous devez être capable de ranimer l’envie en réserve de votre public. Sinon, il sera déçu et n’aura aucune envie de vous écouter.

2e phase : Instaurer une identité de groupe

 

Les individus qui viennent vous écouter pensent que vous êtes capables de leur apporter quelque chose. C’est pourquoi votre rôle principal est de les mener vers une identité qu’ils rêvent d’incarner. Vous devez décrire au mieux la personnalité que votre auditoire souhaite acquérir. Faites en sorte que les gens qui vous écoutent hochent de la tête pour acquiescer vos propos, qu’ils se sentent concerner ! Rappelez-leur que sans un changement, ils n’arriveront pas à leur fin et ne verront pas leur vie changer !

 

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Ces deux premières étapes énoncées peuvent s’étendre sur quelques phrases seulement ; la troisième phase étant la plus importante.

3e étape : Il s’agit d’une découverte cruciale – les motifs à souligner.

 

1. Deux méthodes pour motiver : rendre accessible ou donner des coups de bâton

Tout le monde le sait, pour faire avancer un âne on a 2 options : soit on lui tend une carotte, soit on lui donne des coups de fouet… l’homme fonctionne de manière similaire. Si nous faisons quelques choses, soit c’est pour l’obtenir soit c’est pour fuir une chose non désirable. Aussi, pour motiver votre auditoire, vous devez user d’une de ces 2 méthodes. Par ailleurs, il faut compter que tout son auditoire ne fonctionne pas de la même manière. Une moitié préfère atteindre un objectif, tandis que l’autre tente de fuir une situation.

L’objectif est le suivant : si vous battez votre public avec des promesses de malheur, faites tout de même en sorte qu’il soit en harmonie avec le but à atteindre. Rappelez-vous que personne n’aime faire une chose par obligation.

Pour engendrer une prise de conscience, il est parfois utile de faire envisager le pire. Peu de gens aiment à admettre que cette méthode est efficace, pourtant elle l’est.N’oubliez pas que si vous avez un public devant vous, vous devez trouver le juste milieu, et à la fois faire rêver et menacer.

2. Arguments positifs ou négatifs : sachez les choisir

Le psychologue David McClelland pense qu’une action populaire découle de 3 éléments : la puissance, l’affiliation et la réussite.

La puissance :

Quel type de puissance engendre la motivation ? Est-ce la domination, l’obéissance ou autre ? Par ailleurs, ce pouvoir sera utilisé à quelle fin ? Prenons l’exemple de Gandhi et Hitler. Ils ont tous les deux obtenu le pouvoir, mais pour des aspirations totalement opposées.

L’affiliation :

Elle réside dans le besoin d’être approuvé par les autres. Ces individus ont un objectif précis et l’atteindre est une priorité. Ils veulent faire bouger les choses. Pour eux, il n’y a pas pire que l’échec. Dans le cas d’un boxeur, par exemple, il peut avoir différentes motivations. Vous pourrez sûrement vous identifier dans l’une d’elles.

La puissance du combat :

Dans ce cas, rien n’est aussi jouissif pour le boxeur que de voir son adversaire à terre et incapable de se relever, après un parfait coup porté. C’est pour lui une réussite, un aboutissement aux efforts menés, aux heures interminables d’entraînement… L’adversaire est à terre et ne doit en aucun cas se redresser.

La rage de vaincre :

Pour le boxeur, il est tout simplement inenvisageable de se faire battre, de se retrouver assommer et humilié. L’échec n’est pas une option. Il doit tout mettre en œuvre pour être le gagnant. Un auditoire de ce type vient vers vous, en gardant en tête que vous avez quelque chose qui leur appartient.

Les combattifs :

Ce type de boxeur ne combat que les meilleurs, car il est en compétition avec lui-même. Son pire ennemi c’est lui. Il se fixe donc un objectif et est prêt à travailler dur pour l’atteindre. Même s’il n’est pas le champion, s’il a dépassé son record personnel, il se considère comme gagnant. Pour lui, la réussite c’est de savoir comment atteindre son objectif.

Le réaliste :

Ce type de boxeur sait que s’il perd, il en est le seul responsable. Du point de vue de l’auditoire, s’il est là aujourd’hui à vous écouter, c’est qu’il ne s’est pas suffisamment informé, qu’il n’a pas assez étudié… Il ne veut plus ignorer et pense que grâce à votre discours, il arrivera à ses fins.

L’affilié :

C’est celui qui n’est pas sûr d’avoir le contrôle sur lui et les autres. Il se sent dominé. Il fait d’énormes efforts, mais n’arrive toujours pas à atteindre son but. Par ailleurs, pour lui, l’important est d’aider les autres. Il aimerait bien être reconnu pour cette qualité, mais on peut le percevoir comme un perdant à cause de celle-ci. Pour ce type de public, vous devez lui remémorer ce qu’il ne veut absolument plus être, quitte à toucher le point sensible. Le but est de le faire immerger de sa coquille et lui faire rendre compte que s’il ne le fait pas, il restera éternellement dans sa position.

4e phase : Agissez pour capter l’ attention !

 

  • Contexte : définissez clairement la nature et le but de votre intervention.
  • Identité : dites au public ce qu’il veut entendre. « Je suis face à un individu qui veut… » Décrivez ce que votre auditoire attend et parlez de ce qui est réalisable. Ils vont forcément vous écouter, car ils comprendront qu’ils en ont besoin.
  • Arguments : énoncez des exemples concrets, à travers lesquels votre auditoire peut se retrouver.
  • La connexion : Scotchez votre public, faites en sorte qu’il considère que tout ce que vous avez à dire est important, qu’il ne doit rien rater !

Vous pouvez faire cela en seulement 2 minutes. Ne vous éternisez surtout pas. Terminez par une phrase-clé du type : « Pour ne pas… vous devez m’écouter attentivement, car ce que vous allez apprendre aujourd’hui est l’unique moyen de… ». À présent, entrez au cœur du sujet ! 

 

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